Ville de Fès capitale spirituelle du royaume Maroc Fès el Bali

Ville de Fès Maroc Fès el Bali capitale spirituelle du Royaume

Fès el Bali, la vieille ville de Fès, est une des plus grandes cités médiévales du monde et l’un des joyaux du Maroc, classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, cette immense médina foisonne de recoins secrets à l’image d’une vie d’un autre temps.

Franchir Bab Boujeloud, une des quatorze portes qui percent les remparts de Fès el Bali, c’est entrer dans un monde fascinant où les aiguilles du temps semblent figées sur un lointain passé, celui de sa fondation vers 808, quand la ville devint la première capitale du Royaume du Maroc sous Idriss II.
Embellie par les dynasties des Almoravides (1061-1147) et des Almohades (1147-1248), Fès s’agrandit et deviendra une grande cité politique et commerciale au XIIIe siècle sous les Mérinides. Au XIXe siècle, le roi Moulay Abdallah en fait le cœur spirituel et culturel du Maroc.

Un héritage culturel

Douze siècles d’histoire ont ainsi façonné cette magnifique ville impériale très cosmopolite qui abrite quelques-uns des plus beaux édifices du pays.
À elle seule, la médina, inchangée depuis ses origines, couvre 330 hectares forgés d’un labyrinthe déconcertant de 9400 ruelles tortueuses, où l’on se perd avec bonheur, 185 mosquées et près de 500 palais la composent avec quelques fleurons de l’architecture arabo-andalouse. Pour préserver ce merveilleux patrimoine, d’importants travaux de restauration ont été entrepris, qui rendront ainsi aux vieilles pierres toute la splendeur de leur passé.

Histoire de la ville de Meknès Maroc

Histoire de la ville de Meknès Maroc

Meknès, au-delà des portes ismaïliennes, c’est l’histoire foisonnante d’une ville qui se III derrière chaque édifice, chaque rue … à chaque pas, la ville de Meknès s’exprimant sur son passé. A quelques encablures des remparts, une maison du XVIIème trône au-dessus de la prison souterraine. Elle fut certes le palais des ambassadeurs, mais aussi le lieu où ces derniers venaient racheter leurs ressortissants.

Dans la médina, la medersa Bou Inania édifiée au XIVème siècle, rappelle l’érudition des étudiants de l’époque.
En parfait état, cet ancien établissement d’enseignement semble encore vivre ses heures les plus actives, et on s’attendrait presque à voir des étudiants sortir de leurs chambrettes, un livre à la main. Au-delà de son intérêt architectural et historique, la medersa aux panneaux de cèdre sculpté, offre, du haut de sa terrasse, une vue intéressante sur le minaret vert pt blanc de la Grande mosquée, l’édifice religieux le plus important de la ville. Fondée par les Almohades au XIIème siècle, les Mérinides, et surtout Moulay Ismaïl, y apporteront des modifications pour lui donner son visage actuel.

Dans cette visite historique, un détour s’impose par le magnifique bassin de l’Agdal : un tableau onirique avec les ruines des silos en toile de fond.
La visite sera régulièrement ponctuée par la religion. La première mosquée de Meknès, dont la construction semble s’être achevée hier, dégage un calme et une sérénité que seuls les musulmans pourront apprécier en profondeur. Les autres ne pourront que se contenter d’admirer, de la porte entr’ouverte, la luminosité et la pureté de sa grande cour, les visites n’étant pas permises dans ce lieu de culte.

Dar El Kebira plongera les visiteurs dans un passé purement oriental, aux accents de harem. Dans ce palais étaient logées les 500 femmes de Moulay Ismaïl et ces centaines d’enfants, d’après la légende! Plus loin, s’ouvre la place Lalla Aouda où avaient lieu les grandes fêtes de la ville de Meknès , puis Bab Berrima où les femmes vendaient le pain et la menthe. Aujourd’hui encore, les étals de vendeurs de « naana » embaument les lieux.
Dans les méandres des rues de la médina, au détour d’une ruelle, apparaissent à qui sait regarder, des mausolées : celui de Ahmed Sebli dont une coupole, au plafond de cèdre peint, enjambe la rue ou celui de Abdallah Kaciri reconnaissable à ses deux portes de stucs et de plâtres ciselés.